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Archives de Tag: Expérience esthétique

Willy Verginer

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photo (Photo credit: 蒙志剛)

 

Une superbe découverte. Un artiste qui me donne envie de crier au génie, et Dieu sait qu’en matiere d’art contemporain cela ne m’arrive pas tous les jours… De l’émotion à fleur de peaux, des frissons incessants, si difficile d’en parler. Je vous laisse donc découvrir sa poésie et vous en régaler…

 

Willy Verginer

 

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Publié par le 31 octobre 2013 dans Tout venant

 

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I. Le design d’objet. De l’ambiguité des objets utilitaires comme objets esthétiques.

1. Intro au design d’objet

A. L’art des arts appliqués.

Le design est un terme générique qui regroupe plusieurs démarches et diverses typologies d’objets. Dans la terminologie d’arts appliqués comme dans celle d’art impliqué, le terme « art » est suivi d’un qualificatif. Il n’y a pas de majuscule: il ne s’agit pas de confondre « Œuvres d’art » et « art de faire les objets ».

B. La diffusion des productions.

Les arts appliqués désignent une gymnastique entre les contraintes de l’industrie et les intentions esthétiques.

Le design, sous-entendu industriel, est le lieu ou la création, le projet, se définit dans un cadre contraignant.: les modes de production,, le savoir-faire, le réseau, le prix de vente, le matériau, l’image de marque, la stratégie marketing.

En arts appliqués, la primauté est donnée à la valeur plastique, esthétique ou conceptuelle. On imagine un objet dans une perspective intellectualisée en lui supposant une place dans le patrimoine artistique et culturel. Le prix est choisi en fonction de la valeur de l’objet ou de la cote de l’artiste.

L’enseignant doit pouvoir distinguer les démarches par des repères objectifs: quelle complexité technique pour l’objet? Quel est son prix de revient? Son prix de vente? A quelle echelle est-il diffusé? Il faut régulièrement changer la nature des études lors des séquences pédagogiques pour multiplier les constats.

C. Convergences entre arts appliqués et arts plastiques.

Des objets utilitaires dans l’œuvre d’art

Après avoir été un modèle pour l’art, l’objet d’usage a constitué une matière première concrète. Les artistes modernes ont remplacé l’apparence de l’objet par des objets réels.

Il faut distinguer les usages qui sont faits des apparences des objets( l’habituel, la fonction symbolique), des usages des objets (fonction d’usage, fonction sociale). Il faut aussi apprécier les démarches pouvant justifier les processus de création (quelle est l’ambition de l’artiste? Quel est l’enjeu de la production?)
Ces differents moments de l’analyse peuvent constituer des axes d’étude et de recherche pour une classe.

Passer d’un domaine à l’autre ou mixer les deux?

Le design n’est pas de l’art et l’art ne peut être design. On distingue le créateur et le créatif. Le créateur (artiste) a bien des contraintes (budget, commanditaire, un lieu d’expo, un délai) mais ses intentions lui appartiennent ainsi que le sens de sa production. Le créatif réagit à un programme ou un cahier des charges qui oriente sa production.

L’intérêt réside dans ce que, en arts appliqués, il y a bien un utilisateur potentiel, l’objet est mis à l’épreuve d’un usage, une pratique, une expérience, mais cet objet est en même temps porteur d’une émotion, d’un concept, qui se revendiquent comme finalités de l’objet et qui apparaissent de préférence à travers son utilité ou à travers son utilisation plutôt que sa contemplation.

D. Au delà des catégories: l’expérience esthétique.

On a éludé la question du beau préférant le jugement esthétique formulé par Kant. Faisons un détour vers le Beau en évinçant le jugement au profit de l’expérience. A considérer les deux, on s’aperçoit qu’entre les deux se loge la notion d’agréable et le sentiment de satisfaction.

Si on substitue au jugement esthétique celui d’une émotion esthétique et qu’on admet qu’elle se produise dans l’usage et cela quel que soit le type d’objet:
Si je ressens une forte emotion esthetique en contemplant une Austin Martin, cette experience doit-elle etre consideree comme inferieure à celle que je ressens devant une peinture de Pontormo? Dois-je reconsidérer mon impression à cause de critères culturels? Non, on ne peut pas faire de hiérarchie. Il faut interroger ses propres sentiments esthétiques et non reformuler des juger empruntés.

L’expérience de l’objet constitue un critère d’appréciation esthétique. Donc l’esthétique est expérience. La notion d’expérience esthétique est synonyme de satisfaction qui est une qualité inhérente au sentiment esthétique.

Cette notion d’expérience n’est pas élitiste, elle n’induit pas de culture artistique mais plutôt une attention aux choses et aux sentiment qu’elles provoquent. Contre toute attente la notion de plaisir n’est pas dénigrée alors même que le domaine de l’esthétique est communément assimilé à une approche intellectuelle destinée à comprendre les œuvres et les niveaux de perception. Cette reconnaissance de la valeur du plaisir dans l’expérience esthétique conteste la plupart des théories mais peut-on imaginer qu’un chef-d’œuvre n’apporte aucun plaisir? Le plaisir n’est il pas une dimension incontournable de l’admirable? Peut-il y avoir beauté sans une forma de sensualité? Si la supériorité d’une œuvre sur une autre résulte d’un sentiment d’écart, cet écart s’impose à nous comme une qualité spécifique, c’est à dire déjà une forme de plaisir.

The logo of the Production & Design Conservato...

The logo of the Production & Design Conservatory at OCHSA (Photo credit: Wikipedia)

 

 
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Publié par le 21 octobre 2013 dans Arts Appliqués

 

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Kant

From a painting of Immanuel Kant
From a painting of Immanuel Kant (Photo credit: Wikipedia)

Kant et l’expérience sensible

Il considère l’esthétique comme un exercice de la faculté de juger.

Dans la « Critique de la Raison Pure », il développe une « esthétique fondamentale » selon laquelle l’espace et le temps existent indépendamment de toute expérience sensible. Ils existent mais on ne peut pas les appréhender en tant que tels. Par contre les objets qu’ils contiennent nous apparaissent comme des phénomènes sensibles, c’est à dire des représentations. L’objet en soi ne peut être connu, ce que l’on en perçoit n’est qu’une image possible, située dans une configuration particulière d’espace – temps.
Mais cet objet ou situation, peut-il être expérimenté? Autrement dit, ce qui ne peut être clairement compris peut-il être quand même senti, perçu, testé? Dans la démarche métaphysique de Kant, rien n’est moins sur. Selon lui la métaphysique est la connaissance des objets dégagée de toute expérience , expérience qui ne servira que plus tard pour confirmer la validité d’un concept. Le concept ne s’applique pas à l’objet  lui même (puisqu’il reste inconnu) mais à sa représentation. C’est à dire l’objet comme phénomène sensible. Les objets se conforment donc à leur concept du moins dans l’expérience qu’on pourra en avoir.
Autrement dit:
1. Je conçois l’objet par la raison pure.
2. L’expérience montre que la représentation que j’ai de l’objet correspond à l’expérience que j’en fais.

Kant laisse ouverte la possibilité que quelque chose puisse échapper à son cadre conceptuel, entre autre qu’il reste de l’incontrôlable dans l’expérience subjective du réel. Pour lui l’expérience ne permet pas l’analyse. Mais peut-on tordre la proposition jusqu’à suggérer que l’expérience échappe à l’analyse, dans la mesure ou l’analyse ne permet pas d’en propose un équivalent, ni même d’en rendre compte dans toute son ampleur?
L’esthétique transcendentale de Kant uppose que l’objet réel – l’ojet en soi – Ne peut être connu. Nous le connaissons que comme phénomène, et ce phenomene est en fait une représentation de l’objet en soi qui nous échappe. Mais cette représentation c’est nous, notre esprit qui la produit: c’est une image à priori que nous avons pensée et que nous reconnaissons dans une expérience du monde que nous cherchons ainsi à maitriser. Nous ne pourrions donc avoir de rapport au monde que parce que nous avons construit une grille de référence abstraite; nous ne pourrions avoir d’expérience qu’après avoir défini a l’avance la forme idéale des phénomènes qu’il ne nous resterait plus qu’à reconnaitre.

Kant propose de réintégrer la thèse du plaisir sans intérêt dans l’expérience esthétique. Selon lui, dire qu’un plaisir est intéressé ne signifie pas qu’il satisfasse un intérêt égoïste, mais qu’il entretient une relation de désirer. Le plaisir que procure le fait de juger une action comme moralement satisfaisante est intéressé dans la mesure ou un tel jugement produit le désir de réaliser l’action en question. Il pose le jugement de gout comme seulement contemplatif et donc sans intérêt pratique; inutile en fait.

Kant et la beauté

Il tente de définir la beauté des objets utiles, mais se demande si le jugement esthétique concernant l’objet est vraiment possible. D’abord parce que la finalité d’un objet utile est double, ensuite car porter un jugement esthétique sur un objet utile pose la question de savoir s’il faut oublier la fonction de l’objet d’une part et si c’est possible d’autre art. Les finalités utilitaire et esthétique sont-elles séparables? Dans la « Critique de la faculté de juger » il explique qu’il est difficile de juger de la beauté d’un objet utilitaire car les performances de l’objet participent trop vite à l’appréciation esthétique. Il distingue donc les objets dont la finalité est prioritairement esthétique. Il faut se référer à « L’analytique du Beau », paragraphes 1 à 18:
– La satisfaction qui détermine le jugement de gout est indépendante de tout intérêt.
– La satisfaction relative à l’agréable est liée à un interet

– Le jugement de gout est totalement indépendant du concept de perfection
– De l’idéal de la Beauté

 
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Publié par le 15 septembre 2013 dans Kant

 

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