RSS

Archives de Tag: #cafel22

Présentation soutenance

Prezy de la Soutenance du 27 juin 2013

Publicités
 
Poster un commentaire

Publié par le 29 juin 2013 dans Rendus

 

Étiquettes : , , , , ,

Protégé : Mémoire Vasari point Com

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

 
Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Publié par le 29 juin 2013 dans Rendus

 

Étiquettes : , , , ,

Gestion des contenus: les meilleurs solutions open source

Voici un livre blanc que j’ai téléchargé au sujet des CRM open source que l’on peut utiliser dans le cadre de la création d’une plateforme d’enseignement en ligne. Je pense que les comparatifs qu’il contient peuvent s’avérer très utile.

Bonne lecture!

Gestion de contenus-lesmeilleures solutions open source

 

Étiquettes : , , ,

MOOC: comment toucher le jackpot?

MOOC: comment toucher le jackpot?

Nous avons vu dans le dernier billet que des entreprises spécialisées dans l’organisation de MOOC allaient probablement apparaître à court terme. Les MOOC sont actuellement organisés à perte par des établissements qui investissent pour se positionner comme leaders dans le domaine. La prestation de service est donc sans doute le modèle économique le plus adapté à la situation actuelle pour profiter de ces investissements. Cependant, un modèle économique plus favorable aux organisateurs du cours doit être trouvé pour permettre aux MOOC de se développer. Certes ils fournissent une grande visibilité sur la toile et justifient de ce fait un investissement conséquent; mais pour que les MOOC s’installent de manière pérenne, il faudra trouver un modèle économique viable pour les organisateurs. Après tout, nous parlons bien de la massification de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la formation continue, ce serait bien le diable s’il n’y avait aucune opportunité pour des entrepreneurs audacieux. Dans le contexte actuel, quelles stratégies mettre en place pour toucher le gros lot ? Qui est le plus susceptible de sortir vainqueur de cette nouvelle bataille du numérique ? Quelques pistes de réflexion.

 

Tout d’abord, il est clair que ce n’est pas en allant sur Coursera ou sur edX que les organisateurs rentreront dans leurs frais. Coursera prend entre 85 et 94% des revenus, et edX « seulement » 50%, mais après avoir empoché les premiers 50.000 dollars (cf. Les MOOC vont-ils transformer le marché du savoir?). Pour facturer soi-même, il faut donc utiliser ses propres moyens, soit développer sa plate-forme (mais cela peut coûter cher), soit utiliser une plate-forme extérieure. Dans ce dernier cas, on peut soit utiliser gratuitement une plate-forme open source si la licence le permet, soit payer pour l’utilisation de la plate-forme (licence ou partage des revenus). Admettons que le problème soit réglé d’une manière ou d’une autre, maintenant comment monétiser les cours?

La première option consiste à utiliser la plate-forme comme place de marché, sur le modèle de Udemy. Les cours seraient payants – le prix étant fixé par l’enseignant – et l’entreprise prendrait une commission sur les sommes versées par les étudiants aux enseignants (pour information Udemy prend 30%). La plus-value apportée par l’entreprise pourrait être la sélection des cours a priori ou a posteriori pour garantir leur qualité. Comme nous l’avons discuté dans un billet précédent, cette approche permet de s’affranchir de l’investissement nécessaire à la création des cours. Après tout, c’est en appliquant cette stratégie que Coursera s’est développée si vite. La seconde option consiste à investir pour devenir « propriétaire » des cours, quitte à ce que les enseignants touchent des royalties, selon un modèle proche de celui de Lynda.com. Le problème est à peu près le même dans des deux cas, car il s’agit ensuite d’attirer suffisamment de participants pour rentrer dans ses frais. Rappelons que les cours d’Udemy, alors qu’ils ne rassemblent « que » quelques centaines d’étudiants, peuvent rapporter plusieurs dizaines de milliers de dollars à leur organisateur. Qu’en est-il de cours qui rassemblent des milliers voire des dizaines de milliers de participants ? Quelles stratégie adopter pour profiter de cette massification de l’apprentissage?

Faire chuter les prix. Que les cours soient payants, rien d’anormal; après tout, si c’est gratuit, c’est que quelqu’un d’autre paye. Qui plus est, payer contribue à maintenir la motivation pour aller au bout du cours et « rentabiliser » l’investissement. Mais la massification faisant baisser le coût unitaire de la formation, autant en faire profiter les apprenants. Plus le prix du billet d’entrée sera bas, plus nombreux seront les participants. Plus les participants seront nombreux, plus l’organisateur pourra se permettre de faire baisser le prix du billet d’entrée. Ce cercle vertueux est sans doute à l’origine du succès spectaculaire du géant de l’apprentissage des langues en ligne Busuu.  En plus de son service de base gratuit qui sert de produit d’appel, Busuu propose une suite de services Premium (cours de grammaire, fonctionnalités particulières, etc). Ce service coûtait un peu plus d’une dizaine d’euros par mois il y a quelques années, ce qui était déjà bon marché à l’époque. Ce prix bas a permis à l’entreprise de concurrencer des entreprises déjà bien positionnées sur le secteur comme son principal concurrent Livemocha, qui avait une base de plusieurs millions d’utilisateurs. Au fur et à mesure que la communauté Busuu grandissait, le prix des services Premium a baissé pour atteindre environ 5 euros. Livemocha est depuis en chute libre, la communauté a fondu comme neige au solei, et l’entreprise s’est faite racheter par l’éditeur de logiciel Rosetta Stone. Busuu rassemble désormais la plus grande communauté d’apprenants de langues en ligne avec environ 25 millions de personnes inscrites.

La morale de cette histoire, c’est que faire chuter le prix du cours est sans doute la manière la plus simple de conquérir le marché. Tout le monde est gagnant, l’enseignant, l’apprenant. Il n’y aura pas de massification avec des cours à plus de 100 euros comme on peut en voir sur Udemy. Je pense que 5 à 10 euros pour une formation de deux mois est une somme tout à fait raisonnable. De manière peu étonnante, cette vision des MOOC est souvent critiquée, et on hurle à la financiarisation de l’enseignement. La financiarisation de l’enseignement n’est pas le problème selon moi; le problème, c’est le prix. Certes la formation initiale est gratuite ou presque en France, mais ce n’est pas le cas de la formation continue. Quand les établissements d’enseignement supérieur offriront des formations continues en présentiel à 5 euros pour deux mois de cours, alors ces critiques seront légitimes. En attendant, elles coûtent parfois plusieurs milliers d’euros, même au sein des établissements publics. La formation continue elle aussi se doit d’être un bien public, et ce n’est pas encore le cas pour le moment. Commencer par diviser les coûts par cent est un bon début pour qu’elle le devienne, et c’est la dynamique qui est à l’oeuvre dans le MOOC de Gestion de Projet.

Le choix du sujet est crucial, simple question de marketing. Les compétences utiles dans la vie professionnelle sont évidemment en première ligne: anglais, gestion de projet, management, marketing, communication, finance, etc; c’est ce que les anglo-saxons appellent les business skills. Là où les choses se corsent, c’est que dans le cas de cette niche il peut y avoir compétition entre les organismes de formation et les établissements d’enseignement supérieur comme les écoles d’ingénieurs ou les écoles de commerce. L’essentiel des participants du MOOC Gestion de Projet étaient des cadres supérieurs qui se formaient en parallèle de leur travail, et non pas des étudiants, qui ne représentaient qu’environ 15% des participants. De quoi confirmer les craintes des organismes de formation qui voient se profiler avec inquiétude un concurrent sérieux.

Les Cegos et Demos ont du souci à se faire, c’est probable. Pourquoi les entreprises paieraient-elles des formations de milliers d’euros à leurs salariés quand une offre bon marché et tout à faire acceptable du point de vue pédagogique existe par ailleurs ? Les organismes de formation ont tout à fait les moyens de se lancer dans la bataille des MOOC, peut-être davantage même que les écoles d’ingénieur ou de commerce. Mais ne risqueraient-ils pas alors de scier la branche sur laquelle ils sont assis, leur modèle économique étant essentiellement basé sur la formation en présentiel ? Cela dit mieux vaut être leader et garder la main que de subir ce changement, quitte à s’auto-phagocyter légèrement par ailleurs. Nous verrons bien ce qui pèsera le plus dans la balance au moment de prendre la décision de se lancer ou de ne pas se lancer.

La formation continue est à mon avis le principal terrain de bataille. D’abord parce qu’il y a une culture de la formation continue payante qui n’existe pas dans la formation initiale, ensuite parce que la demande est bien présente alors que l’offre est particulièrement chère. Certes la concurrence va être rude, mais c’est aussi le cas pour la formation initiale, avec des géants comme Coursera et edX qui ont déjà un certain nombre de longueurs d’avance. Une stratégie payante est sans doute de trouver une niche suffisamment spécialisée pour limiter la concurrence, et suffisamment large pour conserver le caractère massif du cours et les avantages qui vont avec.

Espérons que cette nouvelle guerre numérique crée une émulation propre à stimuler un enseignement de qualité, et que chacun y trouvera son compte, enseignants comme apprenants. Les entreprises proposant de la prestation de service dans le montage de MOOC pourront bénéficier de l’émergence de ce nouveau marché. Nous n’avons fait ici qu’aborder brièvement la question des moyens de monétisation en nous concentrant sur une seule stratégie: faire payer le billet d’entrée. C’est certainement la méthode la plus simple, mais ce n’est pas la seule, et peut-être pas la meilleure. Entre tutorat, la formation hybride et la certification, il y a sûrement de nombreuses pistes à explorer. Nous approfondirons le sujet dans le billet: Quels services Premium pour les MOOC?

 
Poster un commentaire

Publié par le 23 mai 2013 dans Vu sur le web

 

Étiquettes : , , ,

MOOC: les business models émergents

Comme nous l’avons vu dans le dernier billet, le business model des MOOC est loin d’être viable, tant pour les plates-formes que pour les établissements à l’origine des cours. L’essentiel des revenus des plates-formes provient de la certification, et les quelques miettes laissées par Coursera aux établissements ne suffisent pas à payer les dizaines de milliers de dollars nécessaire au financement des équipes pédagogiques et des divers prestataires de service. Pour devenir viables, les plates-formes devront élargir leur base d’utilisateurs, et mettre en place de nouveaux modèles économiques. Quelques business models émergents.

Rendre l’accès aux bases de données des étudiants payant constitue l’une des pistes privilégiées par Coursera et par Udacity pour monétiser leur activité. Des centaines d’entreprises comme Facebook ou Google se disent intéressées. La plate-forme servirait de base de recherche aux recruteurs, en adoptant un modèle proche de celui de LinkedIn. Leur intérêt réside dans le fait qu’elles ne donnent pas accès seulement aux certificats obtenus et aux notes correspondantes. Elles peuvent également fournir un certain nombre d’autres informations comme les productions réalisées pour obtenir le certificat – elles joueraient alors le rôle de e-portfolio – ou bien le comportement sur les forums. Nous faisons ici référence aux badges liés aux interactions: il est possible d’en obtenir en aidant les autres participants, en répondant à des posts par exemple. Les entreprises pourraient rechercher des profils très particuliers sur la bases des certificats, des productions rendues et des badges, avec un niveau de détail bien supérieur à ce que l’on peut mettre dans un CV.

Ce modèle économique dépend avant tout de la valeur de ces données, tant en termes d’authenticité (il faut être certain qu’il n’y a pas eu de triche pour obtenir le certificat), qu’en terme de reflet de la valeur de l’apprenant. S’il est trop facile d’obtenir le certificat – pour certains MOOC, il est possible de réussir l’examen sans avoir suivi le cours – alors il n’a pas beaucoup d’intérêt pour un recruteur potentiel. Personellement, je crois à ce modèle à long terme, mais il implique d’augmenter la qualité pédagogique des cours. Les MOOC de Coursera servent davantage de vitrine aux établissements que de méthode d’évaluation des compétences des internautes. edX est davantage exigeante en termes de qualité, et a peut-être plus de légitimité à se baser sur ce modèle économique.  Tant que la recherche de visibilité de la part des établissements partenaires primera sur l’exigence de qualité, je pense que les bases de données des plates-formes auront une valeur limitée.

Rendre l’accès au cours payant est sans doute le modèle économique qui paraît le plus simple. Il est probable que ce modèle apparaisse à moyen terme, bien que les fondateurs de Coursera Andrew Ng et Daphne Koller défendent la gratuité des cours. Coursera ou Udacity rejoindraient alors les plates-formes comme Udemy ou Edufire, en devenant des « marchés du savoir ». La question est de savoir ce que l’on rend payant. On peut imaginer que seules les interactions et les évaluations soient payantes et que les ressources restent  gratuites. Ces dernières serviraient alors de produit d’appel pour le cours. Il est également possible de ne faire payer qu’au bout d’un certain temps, une semaine par exemple. La question de la propriété intellectuelle est ici fondamentale. Quand un cours est posté sur Coursera, l’entreprise devient propriétaire du contenu au même titre que l’enseignant qui l’a créée. Elle peut donc en faire ce que bon lui semble, la traduire, l’adapter et la revendre si cela lui chante. Les établissements partenaires sont bel et bien en train de construire pour Coursera l’une des plus grandes librairies numériques jamais créées dans l’enseignement supérieur. Il faut nuancer l’importance de cette affirmation par le fait que les établissements partenaires peuvent également utiliser leurs ressources comme ils l’entendent, en les rendant gratuites et disponibles sur le net, ce qui limiterait l’intérêt de leur mise en vente par Coursera.

La vente de licences d’utilisation des ressources est un modèle qui paraît plus probable et qui semble se confirmer. Il ne faut pas oublier que les cours sont gratuits uniquement dans le cadre d’une utilisation personnelle; il est interdit de les utiliser au sein d’une institution pour donner des crédits par exemple. Les plates-formes edX ou Coursera feraient payer les établissements qui souhaiteraient utiliser ses ressources les parcours pédagogiques de leurs étudiants. Dès l’automne 2012, un contrat a été signé entre Coursera et l’Université d’Antioch pour l’utilisation de cours de l’Université de Duke ou de Pennsylvanie. Concernant edX, la lettre ouverte de certains enseignants de la San Jose State University concernant cette pratique a soulevé les passions. Nous n’entrerons pas ici dans le débat sur la pertinence de cette pratique: rationalisation de l’offre ou perte de la diversité des enseignements et menace de chômage pour les enseignants? et renverrons à ce billet pour davantage de détails. Compte tenu des restrictions budgétaires croissantes au sein des établissements d’enseignement supérieur, il est très probable que ce modèle économique ait de beaux jours devant lui.

La mise en place de services Premium comme le tutorat est un modèle que l’on va probablement voir apparaître à court terme. La naissance du service de tutorat Coursepods en lien avec les cours d’Udacity semble révélatrice de cette dynamique. La plate-forme prendrait une commission sur les sommes versées au tuteur par le participant. On comprend aisément que le tutorat soit une nécessité compte tenu du besoin d’encadrement, mais il y a plusieurs obstacles avant que ce modèle ne se répande. Tout d’abord: où trouver ces tuteurs, puis: comment prouver qu’ils sont compétents? On peut imaginer qu’il soit nécessaire d’avoir obtenu le certificat avec un score élevé au cours d’une session précédente pour devenir tuteur, et qu’il soit nécessaire de suivre une formation pour valider la capacité à évaluer des productions écrites. La question est complexe et il n’existe encore aucun système de tutorat à grande échelle autant que je sache. Affaire à suivre…

Vendre la licence d’utilisation de la plate-forme à des établissements ou des entreprises pour évaluer des étudiants ou des employés prospectifs ou pour la formation des employés. Dans cette configuration, le code de la plate-forme serait utilisé sous un autre nom que Coursera ou edX. Cela permettrait aux établissements d’enseignement de faire passer des concours pour sélectionner des étudiants doués, ou à une entreprise de faire une économie d’échelle et d’homogénéiser la formation de ses employés. Si edX tient ses promesses, son code sera disponible et utilisable à cet effet dès juin 2013, ce qui limitera la capacité de Coursera à vendre sa plate-forme, vu qu’il y aura une alternative gratuite ou presque. Indépendamment du modèle économique, je suis persuadé que ce modèle aura un grand succès et que les MOOC d’entreprises vont se multiplier. En revanche, nous serons probablement davantage dans un modèle MOC que MOOC. Le O de Open risque de disparaître, le cours n’étant accessible qu’aux employés ou aux étudiants prospectifs. Je doute que ce modèle n’apparaisse avant 2014.

Enfin, le sponsoring des cours demeure l’une des dernières pistes envisagées. Nous avons discuté dans le billet Qui doit financer les MOOC? des problèmes que peut poser la mise en place d’un tel système. La principale question qui se pose est: à qui les sponsors doivent-ils verser de l’argent? Directement à l’établissement à l’origine du cours, qui reverserait alors un pourcentage à la plate-forme, ou directement à la plate-forme? La question est complexe et pose le problème de la légitimité de Coursera, pour ne citer qu’elle, à contrôler l’ensemble des flux d’argent associés à un cours. Les établissements ont déjà du mal à trouver les fonds pour financer l’organisation de leurs MOOC et ne gagnent presque rien en postant leurs cours sur Coursera, pourquoi devraient-ils partager les sommes versées par d’éventuels sponsors? A l’inverse, si Coursera trouve un sponsor qui n’est pas au goût de l’établissement à l’origine du cours, dans quelle mesure est-elle en droit de l’imposer? Il est inscrit dans le contrat que les établissements ont un droit de regard sur l’utilisation de leurs cours, et peuvent éventuellement mettre leur veto si cela s’avère justifié. Reste à savoir ce que Coursera considère comme justifié.

Toutes les pistes que nous avons discutées sont évoquées dans le contrat entre Coursera et l’Université de Michigan, et dans l’article correspondant du Chronicle of Higher Education. Dans le cadre de ce billet, nous nous sommes surtout penchés sur les modèles économiques des plates-formes, et n’avons que peu évoqué les autres acteurs en jeu. Quelles autres pistes de business model peut-on imaginer? Est-ce que Coursera ou edX auront le monopole de l’économie de l’écosystème MOOC, ou de nouveaux acteurs vont-il émerger? Va t-on voir apparaître des entreprises spécialisées dans les MOOC?

La suite dans le prochain billet, MOOC: qui va faire du business?

 
2 Commentaires

Publié par le 22 mai 2013 dans Vu sur le web

 

Étiquettes : , , ,

Circulaire du 3 mai 2013 de l’Education Nationale

Actions éducatives

Le parcours d’éducation artistique et culturelle

NOR : MENE1311045C
circulaire n° 2013-073 du 3-5-2013
MEN – DGESCO

Texte adressé aux préfets de région ; aux rectrices et recteurs d’académie ; aux vice-recteurs ; aux directrices et directeurs régionaux des affaires culturelles

Le présent texte s’inscrit dans le cadre de la priorité gouvernementale donnée à l’éducation artistique et culturelle, et a pour but de développer les principes et les modalités de mise en œuvre des parcours d’éducation artistique et culturelle.

Au cours de sa scolarité, chaque jeune suit des enseignements qui constituent l’un des fondements d’une éducation artistique et culturelle ; ce fondement est souvent complété par des actions éducatives et s’enrichit d’expériences personnelles ou collectives, à l’école et en dehors de l’école.

Cette éducation artistique et culturelle est encore trop inégale d’un jeune à l’autre, pour des raisons diverses (socioculturelles, géographiques, etc.) et en fonction des écoles ou établissements fréquentés.

La mise en place du parcours d’éducation artistique et culturelle a pour ambition de viser un égal accès de tous les jeunes à l’art et à la culture, dans le respect de la liberté et des initiatives de l’ensemble des acteurs concernés.

Le parcours d’éducation artistique et culturelle a donc pour objectif de mettre en cohérence enseignements et actions éducatives, de les relier aux expériences personnelles, de les enrichir et de les diversifier. La mise en place du parcours doit à la fois formaliser et mettre en valeur les actions menées, en leur donnant une continuité.

Il doit permettre au jeune, par l’expérience sensible des pratiques, par la rencontre des œuvres et des artistes, par les investigations, de fonder une culture artistique personnelle, de s’initier aux différents langages de l’art et de diversifier et développer ses moyens d’expression.

Le parcours d’éducation artistique et culturelle conjugue l’ensemble des connaissances acquises, des pratiques expérimentées et des rencontres organisées dans les domaines des arts et de la culture, dans une complémentarité entre les temps scolaire, périscolaire et extra scolaire.
Ce parcours contribue pleinement à la réussite et à l’épanouissement de chaque jeune par la découverte de l’expérience esthétique et du plaisir qu’elle procure, par l’appropriation de savoirs, de compétences, de valeurs, et par le développement de sa créativité. Il concourt aussi à tisser un lien social fondé sur une culture commune.

Sa mise en œuvre résulte de la concertation entre les différents acteurs d’un territoire afin de construire une offre éducative cohérente à destination des jeunes, qui aille au-delà de la simple juxtaposition d’actions, dans tous les domaines des arts et de la culture.

Le présent texte vise à en définir l’organisation, le pilotage et le suivi en s’appuyant sur les enseignements et sur les dispositifs nationaux ou territoriaux.

Organisation

Dans le cadre scolaire

Durant son parcours d’éducation artistique et culturelle, à l’école, au collège et au lycée, l’élève doit explorer les grands domaines des arts et de la culture dans leurs manifestations patrimoniales et contemporaines, populaires et savantes, nationales et internationales.
Le parcours se fonde sur les enseignements, tout particulièrement les enseignements artistiques et l’enseignement pluridisciplinaire et transversal d’histoire des arts, propice à la construction de projets partenariaux. Dans le cadre des futurs travaux du conseil supérieur des programmes, notamment la réécriture du socle commun de connaissances, de compétences et de culture et des programmes d’enseignement de l’école primaire et du collège, l’histoire des arts, enseignement de culture artistique, évoluera pour nourrir le parcours d’éducation artistique et culturelle en articulant mieux l’acquisition de savoirs et la rencontre des œuvres, des lieux et des professionnels des arts et de la culture.

Des actions éducatives, s’appuyant sur les partenariats territoriaux, complètent le parcours.

Pour la construction du parcours, les enseignants et équipes éducatives peuvent avoir recours à la démarche de projet, dans le cadre des enseignements et des actions éducatives. Une telle démarche doit permettre de conjuguer au mieux les trois piliers de l’éducation artistique et culturelle : connaissances, pratiques, rencontres (avec des œuvres, des lieux, des professionnels de l’art et de la culture). Les projets élaborés sont inscrits dans les projets d’école ou d’établissement.

Pour faciliter la démarche de projet et le partenariat, les équipes pédagogiques peuvent proposer différentes formes de regroupements horaires, dans le respect d’une part des volumes horaires annuels des disciplines concernées, d’autre part des programmes d’enseignement en vigueur.

À l’école primaire et au collège, au moins une fois par cycle, il est souhaitable qu’un des grands domaines des arts et de la culture soit abordé dans le cadre d’un projet partenarial conjuguant les trois piliers de l’éducation artistique et culturelle.

Pour chacune de ces étapes, le volet culturel du projet d’école ou d’établissement, élaboré par les équipes éducatives, est le garant de la cohérence du parcours d’éducation artistique et culturelle de chaque élève. Ce mode d’organisation au niveau de l’école ou de l’établissement permet de favoriser la démarche de projet entre les services déconcentrés des ministères en charge de l’éducation et de la culture, les autres ministères concernés, les collectivités territoriales et les associations et institutions culturelles, en s’appuyant notamment sur les ressources et les atouts locaux.

En dehors du cadre scolaire

En dehors du cadre scolaire, le parcours d’éducation artistique et culturelle est complété par une offre de rencontres ou de pratiques qui peuvent soit être élaborées dans une démarche partenariale associant structures ou acteurs culturels et milieux socioéducatifs, notamment ceux de l’éducation populaire, soit relever d’une démarche personnelle en réponse à une offre culturelle, ou se développant dans le cadre d’échanges entre pairs, notamment en termes de pratiques numériques.

Ces rencontres, quand elles sont proposées par les structures culturelles, prennent place dans le cadre des projets d’actions éducatives qu’elles développent, en lien avec les politiques éducatives territoriales et les politiques de développement culturel que mènent les collectivités territoriales. Quand ces rencontres s’inscrivent dans une démarche de projet avec les acteurs socioéducatifs, leurs contenus doivent rechercher la complémentarité des trois piliers de l’éducation artistique et culturelle.

Ces rencontres et pratiques peuvent prendre la forme :

– des enseignements spécialisés dans les domaines de la musique, de la danse ou du théâtre, en conservatoires notamment ;

– de tout dispositif ou projet éducatif permettant cette rencontre, mis en œuvre par des établissements d’enseignement spécialisé ;

– de tout dispositif ou projet éducatif permettant cette rencontre, mis en œuvre par des structures culturelles et/ou les milieux socioéducatifs ;

– de tout dispositif d’initiation ou de sensibilisation à l’initiative des structures culturelles ;

– de toute activité de fréquentation des œuvres et des lieux culturels dans un cadre collectif, familial ou individuel.

Tous les champs de l’art et de la culture sont concernés, selon les modalités qui seront précisées par le ministère de la culture et de la communication (arts visuels, arts du son, spectacle vivant, cinéma, musées, archives, patrimoine, architecture, livre et lecture, etc.).

Lorsque sont élaborées, sur le temps scolaire, des actions éducatives conduites dans le cadre d’une démarche de projet partenarial, des rencontres visant à accroître le rayonnement de ces projets hors de l’école sont proposées afin de bénéficier au plus grand nombre d’enfants et de jeunes sur le temps périscolaire et le temps de loisirs, dans le cadre, le cas échéant, du projet éducatif territorial. Les acteurs éducatifs peuvent se saisir de cet outil pour favoriser la continuité du parcours d’éducation artistique et culturelle entre les différents temps éducatifs de l’enfant.

Le suivi pour chaque élève

Chaque élève doit pouvoir conserver la mémoire de son parcours pour qu’il se l’approprie pleinement.

Les actions auxquelles l’élève a participé, notamment celles menées dans le cadre défini par le projet d’école ou d’établissement, pourront être recensées dans un document individuel sous forme papier ou sous forme électronique.

À cet effet, une application, proposée à titre expérimental aux écoles et aux établissements dès la rentrée 2013, permettra d’ouvrir des portfolios en ligne pour enregistrer les étapes du parcours d’éducation artistique et culturelle de chaque élève. Une évaluation des différentes modalités de suivi et des usages de ces outils sera réalisée à la fin de l’année scolaire.

Pilotage et suivi

À l’échelon territorial

Afin d’assurer la mise en cohérence et la continuité des propositions et de veiller au rééquilibrage des territoires, il est mis en place, à l’initiative des préfets de région et des recteurs qui y associent les collectivités territoriales, des comités territoriaux de pilotage. Ces instances politiques réunissent annuellement le recteur, le préfet de région et le DRAC, les autres chefs de services déconcentrés de l’État concernés, le président du conseil régional, les présidents des conseils généraux, les présidents des associations départementales des maires ou leurs représentants. Ces comités ont pour objectif de définir et mettre en œuvre les grands axes stratégiques de développement de l’éducation artistique et culturelle, sur la base de diagnostics et de bilans régionaux, en portant une attention particulière aux territoires ruraux et périurbains. Ils impulsent une dynamique auprès des acteurs locaux et identifient des territoires porteurs de projets qui maillent l’ensemble de la région pour un égal accès de tous les jeunes aux arts et à la culture. Ils veillent à la mise en synergie des actions et des budgets. Ils peuvent également initier des expérimentations et des actions innovantes. Enfin, ils assurent le suivi et l’évaluation de ces politiques, dans le dialogue entre l’État dans ses diverses composantes (éducation nationale, culture et communication, agriculture, jeunesse et sport, ville, etc.) et les collectivités territoriales.

Ce comité peut s’appuyer sur les travaux d’une commission technique. Réunie à l’initiative du recteur et du DRAC, cette commission associe les services du rectorat (DASEN, DAAC, corps d’inspection territoriaux, directeur de l’école supérieure du professorat et de l’éducation, directeur du CRDP), les services des différentes directions régionales (DRAC, DRAAF, DRJSCS, etc.), des représentants des services des collectivités territoriales concernés par l’éducation artistique et culturelle. Elle établit notamment une carte des ressources culturelles de l’éducation artistique et culturelle pour faciliter la mise en œuvre des projets.

Les territoires porteurs de projets s’organisent à l’initiative de l’ensemble des acteurs locaux. Ces acteurs locaux (écoles et établissements scolaires, services de l’État concernés, structures culturelles, collectivités territoriales, associations d’éducation populaire) constituent des comités locaux de pilotage pour articuler et mettre en complémentarité leurs différentes approches de l’ÉAC (volet culturel des projets d’école ou d’établissement, volet éducatif du projet artistique et culturel des structures culturelles, politique d’éducation artistique et culturelle des collectivités territoriales, actions des associations). Leur collaboration peut se formaliser selon plusieurs modalités (convention, CLÉA, volet d’éducation artistique et culturelle des projets éducatifs territoriaux, etc.), afin de permettre la mise en œuvre opérationnelle des parcours d’éducation artistique et culturelle.

Afin de mettre en cohérence axes stratégiques régionaux et projets locaux, les territoires porteurs de projets peuvent être accompagnés dans leur démarche par les conseillers ÉAC des DRAC et par les DAAC en collaboration étroite avec les corps d’inspection. À cet effet, les liens entre DAAC et corps d’inspection sont consolidés et le réseau des DAAC est renforcé.

À l’échelon national

Les services des ministères en charge de l’éducation et de la culture élaborent chaque année un bilan de l’éducation artistique et culturelle, quantitatif et qualitatif. Il permet de suivre la mise en œuvre du parcours d’éducation artistique et culturelle.

Ce bilan est adressé au Haut conseil de l’éducation artistique et culturelle, qui formule un avis et fait des recommandations.

Le ministre de l’éducation nationale
Vincent Peillon

La ministre de la culture et de la communication
Aurélie Filippetti

Annexe 1
Construction du parcours d’éducation artistique et culturelle à l’École
Un projet nécessitant une réflexion commune au sein de l’école ou de l’établissement scolaire

Le conseil des maîtres à l’école primaire ou le conseil pédagogique au collège et au lycée fait des propositions pour assurer la diversité et la progressivité du parcours des élèves.

Par exemple, le conseil des maîtres ou le conseil pédagogique propose un grand domaine des arts et de la culture qui fera l’objet d’actions spécifiques au sein de l’école ou de l’établissement durant l’année scolaire. Les choix des équipes privilégient la démarche de projet en partenariat et s’appuient notamment pour cela sur les ressources culturelles développées par les différents partenaires du territoire concerné. Il est souhaitable de varier les approches en conjuguant le plus possible les pratiques artistiques, les rencontres avec des œuvres, des lieux, des professionnels de l’art et de la culture, ainsi que les connaissances et l’approche méthodique et réfléchie permettant la formation du jugement esthétique.

D’une année à l’autre, les équipes éducatives peuvent reconduire et approfondir ces actions et les relations partenariales ainsi nouées, et en impulser de nouvelles, dans d’autres grands domaines des arts et de la culture, pour enrichir et diversifier peu à peu les parcours des élèves au sein de l’école ou de l’établissement.

Ces actions, inscrites dans le projet d’école ou d’établissement, s‘articulent avec les activités menées par chaque enseignant dans le domaine des arts et de la culture au sein de sa classe, selon son projet et dans le respect de sa liberté pédagogique.

Le nouveau conseil école-collège doit permettre de réfléchir à la complémentarité et à la progressivité des parcours sur l’ensemble de la scolarité obligatoire, afin notamment d’éviter des redondances ou des manques.

Dans une école, un collège ou un lycée donné, le parcours de chaque élève s’appuie sur ses acquis dans les différents enseignements et dans les éventuelles activités périscolaires auxquelles il participe dans le domaine des arts et de la culture. Il s’enrichit des actions spécifiques annuelles définies au niveau de l’établissement. L’élève a la possibilité de suivre les actions dont il a bénéficié dans un document personnel dont la forme et le support (papier ou numérique) sont définis par l’équipe enseignante ; le cas échéant, le partenaire culturel peut mettre à disposition de l’élève des documents ou ressources venant, à son choix, compléter et illustrer les actions.

Le site Éduscol de la direction générale de l’enseignement scolaire proposera prochainement, sur une page dédiée au parcours d’éducation artistique et culturelle, des exemples de projets dans plusieurs écoles et établissements, sur des territoires aux profils variés. Sans caractère modélisant ni prescriptif, ces documents ressources auront pour objectif d’aider les équipes à élaborer leurs propres projets.
Un projet coconstruit dans une logique de territoire éducatif

Les équipes éducatives sollicitent des personnes ressources pour qu’elles les accompagnent dans cette démarche de projet :

– au niveau des services académiques de l’éducation nationale :

. les conseillers pédagogiques spécialisés ainsi que les IEN de circonscription pour le premier degré et ceux chargés d’une mission en éducation artistique et culturelle au niveau départemental ;

. les IA-IPR et les IEN-ET/EG pour le second degré ;

. l’équipe du DAAC, y compris ses correspondants départementaux.

– au niveau des services du MCC/ direction régionale des affaires culturelles :

. le conseiller pour l’éducation artistique et culturelle, qui fait le lien avec l’équipe de la DRAC.

Ces personnes ressources aident les écoles et établissements à travailler en s’appuyant sur les axes de la politique d’éducation artistique et culturelle définie par le comité territorial de pilotage et sur les projets développés sur leur territoire.

En effet, ancrer leur démarche de projet dans une logique de territoire permet aux équipes éducatives :

– de lier leur école ou établissement à des acteurs culturels afin de créer une dynamique impliquant collectivités locales, structures et institutions culturelles, associations ;

– de prendre une part active à la coconstruction de projets d’éducation artistique et culturelle aux côtés de partenaires divers et de renforcer leurs compétences et leur autonomie en la matière ;

– de s’impliquer dans des projets artistiques d’envergure ne pouvant se développer que dans le cadre de mutualisation formalisée, par exemple, par des contrats locaux d’éducation artistique (CLÉA) ;

– de participer au renforcement du lien entre les activités menées sur le temps scolaire et les expériences personnelles menées sur le temps extrascolaire, en particulier si le territoire a mis en place un projet éducatif territorial (PEDT) ;

– d’impliquer plus facilement les familles dans les projets artistiques et culturels de leurs enfants.

Annexe 2

Accompagnement de la mise en œuvre du parcours d’éducation artistique et culturelle à l’École : formation et ressources numériques

La formation des acteurs contribuant à l’éducation artistique et culturelle

Deux documents cadres pour asseoir une formation commune

La qualité du parcours d’éducation artistique et culturelle de l’élève dépend de la formation professionnelle des enseignants et personnels éducatifs. Dans l’esprit de la loi d’orientation et de programmation pour la refondation de l’École, le nouveau référentiel de compétences professionnelles des métiers du professorat et de l’éducation inscrit parmi les compétences communes à tous les professeurs et personnels éducatifs la capacité à apporter sa contribution à la mise en œuvre de l’éducation artistique et culturelle.

Cette compétence est à acquérir dans le cadre de la formation initiale à un degré suffisant de maîtrise et à consolider tout au long de la carrière.

Les ministères en charge de l’éducation et de la culture traduiront ces objectifs à travers deux documents cadres publiés sur le portail interministériel de l’éducation artistique et culturelle :

1 – Repères pour la formation en éducation artistique et culturelle

Destiné aux prescripteurs et aux concepteurs de la formation initiale et continue, ce document définira ce que doit comprendre la formation pour permettre aux étudiants et aux enseignants de prendre en compte la composante artistique et culturelle dans le parcours de tous les élèves, de l’école au lycée. Il comportera un cahier des charges pour la conception de modules de formation accessibles au format numérique.

2 – Vademecum du projet partenarial d’éducation artistique et culturelle

Ce document, complémentaire du précédent, sera destiné à guider les équipes éducatives et leurs partenaires dans la mise en œuvre d’un projet d’éducation artistique et culturelle. Il entend favoriser la connaissance réciproque des acteurs, les initier à la démarche de projet dans une culture commune respectueuse de la complémentarité et de la spécificité de chacun, et leur fournir un certain nombre de cas pratiques, d’informations et de ressources.

Des actions de formation destinées aux réseaux de spécialistes

Parallèlement à cet effort de sensibilisation et de formation de tous les membres de l’équipe éducative, il convient de mettre en œuvre des actions de formation ciblées, à destination des réseaux de spécialistes tels que :

– les formateurs en éducation artistique et culturelle ;

– les conseillers pédagogiques du premier degré, les référents culture en lycée;

– les enseignants des disciplines artistiques ;

– les artistes intervenants et les professionnels partenaires de l’école.

La création d’une culture commune, autour d’enjeux de formation partagés, s’appuiera sur une dimension intercatégorielle et pluridisciplinaire, favorable à l’expérimentation et à l’innovation, en lien notamment avec les structures de formation compétentes.

Les ressources numériques

Favoriser l’accès de tous les élèves aux ressources numériques est l’un des moyens privilégiés de réduire les inégalités, d’élargir les domaines artistiques abordés, de diversifier les approches pédagogiques et de favoriser la démarche de projet. L’accès aux ressources numériques des établissements artistiques et culturels permet en effet de s’affranchir des distances, d’effectuer des visites virtuelles d’expositions ou de lieux, d’entrer en contact avec des œuvres, de préparer ou de prolonger le travail éducatif en lien avec la fréquentation des spectacles ; il contribue ainsi à former un public potentiel.

C’est pourquoi, dans le cadre des enseignements (notamment artistiques et d’histoire des arts), des actions éducatives et des démarches de projet, il convient, au niveau national :

– de poursuivre et développer les partenariats avec les grands établissements nationaux, notamment ceux relevant du ministère de la culture (Cité de la musique, Ina, BNF, RMN, etc.) et d’élargir l’offre en direction d’autres grands établissements comme la Comédie française, le Louvre, le Centre Pompidou, le Centre des monuments nationaux ou encore le Conservatoire des arts et métiers, etc.) dans le but de développer les espaces pédagogiques en particulier ;

– de promouvoir dans la mise en œuvre de l’ÉAC l’usage des ressources de ces grands établissements, notamment à travers leurs entrées pédagogiques et éducatives, à l’école et dans son prolongement via les ENT, pour des apprentissages collectifs ou personnalisés permettant, en particulier, la constitution de documents de suivi individuels, notamment sous forme de portfolios numériques, par les élèves dans la construction progressive de leurs parcours ;

– de faciliter la construction et la mutualisation de scénarios et pistes pédagogiques (EDU’Base et PrimTICE sur Eduscol) par la mise à disposition de banques de ressources digitalisées libres de droit (images numérisées, ressources vidéos, visites virtuelles, etc.) et d’outils d’analyses interactives pour développer les usages par les enseignants et leurs élèves dans la classe et dans son prolongement, et aussi dans le cadre de la formation des enseignants, et de multiplier les liens en direction des établissements publics et en direction des familles.

Par ailleurs, les ressources figurant dans le portail développé par le ministère de la culture et de la communication (culture.fr) constituent un outil à mobiliser. De plus, le ministère de la culture, via les DRAC, encourage sur les territoires la production de ressources éducatives et pédagogiques par les structures culturelles de proximité qu’elles soutiennent. Les pratiques numériques, notamment de création, seront accompagnées dans un objectif de lutte contre la fracture des usages numériques.

 
2 Commentaires

Publié par le 20 mai 2013 dans Vu sur le web

 

Étiquettes : , , ,

Protégé : Prochain déménagement: 10 juillet!

Cet article est protégé par un mot de passe. Pour le lire, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

 
Saisissez votre mot de passe pour accéder aux commentaires.

Publié par le 14 mai 2013 dans Tout venant

 

Étiquettes :