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Archives de Catégorie: Lignes Intellectuelles des auteurs

Plotin

English: Philosopher Plotinus.

English: Philosopher Plotinus. (Photo credit: Wikipedia)

Plotin est le plus grand penseur de la lumière et de la couleur dans l’antiquité tardive.. Il démontre une vive curiosité pour la théorie, voire la pratique artistique. C’est un philosophe religieux, soucieux d’explorer la nature de l’âme et sa réunion avec l’être suprême qu’il décrit en tant que lumière, comme le soleil.

 

Pour lui la lumière en soi est une image parfaite de l’unité, de la plénitude. Il identifie la beauté avec l’unique et la lumière. Plus souvent il considère les couleurs comme des modes de la lumière seule ou engendrées par la réflexion lumineuse ou comme effets de la lumière sur la matière. Parlant de peinture, il considère que la lumière doit être répartie selon la fonction de chacune des parties. Il est particulièrement sensible aux manifestations subjectives de la couleur et est impressionné par la remarque d’Aristote sur le fait qu’après avoir contemplé le soleil, l’œil produit encore des couleurs, même fermés.

 

Sa pensée esthétique est transmise jusqu’aux temps médiévaux mais sa réelle influence sur l’esthétique médiévale peut être mise en doute.

 

L’assimilation qu’il fait de la couleur avec la lumière ne rencontrera guère d’audience dans les siècles qui suivent.

 

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Publié par le 29 septembre 2013 dans Plotin, Préparation CAPES

 

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Schiller

Friedrich Schiller, German poet, philosopher, ...

Friedrich Schiller, German poet, philosopher, historian, and dramatist (Photo credit: Wikipedia)

 

Il envisage l’éducation de l’homme par l’expérience de la beauté.

 

 
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Publié par le 15 septembre 2013 dans Schiller

 

Kant

From a painting of Immanuel Kant
From a painting of Immanuel Kant (Photo credit: Wikipedia)

Kant et l’expérience sensible

Il considère l’esthétique comme un exercice de la faculté de juger.

Dans la « Critique de la Raison Pure », il développe une « esthétique fondamentale » selon laquelle l’espace et le temps existent indépendamment de toute expérience sensible. Ils existent mais on ne peut pas les appréhender en tant que tels. Par contre les objets qu’ils contiennent nous apparaissent comme des phénomènes sensibles, c’est à dire des représentations. L’objet en soi ne peut être connu, ce que l’on en perçoit n’est qu’une image possible, située dans une configuration particulière d’espace – temps.
Mais cet objet ou situation, peut-il être expérimenté? Autrement dit, ce qui ne peut être clairement compris peut-il être quand même senti, perçu, testé? Dans la démarche métaphysique de Kant, rien n’est moins sur. Selon lui la métaphysique est la connaissance des objets dégagée de toute expérience , expérience qui ne servira que plus tard pour confirmer la validité d’un concept. Le concept ne s’applique pas à l’objet  lui même (puisqu’il reste inconnu) mais à sa représentation. C’est à dire l’objet comme phénomène sensible. Les objets se conforment donc à leur concept du moins dans l’expérience qu’on pourra en avoir.
Autrement dit:
1. Je conçois l’objet par la raison pure.
2. L’expérience montre que la représentation que j’ai de l’objet correspond à l’expérience que j’en fais.

Kant laisse ouverte la possibilité que quelque chose puisse échapper à son cadre conceptuel, entre autre qu’il reste de l’incontrôlable dans l’expérience subjective du réel. Pour lui l’expérience ne permet pas l’analyse. Mais peut-on tordre la proposition jusqu’à suggérer que l’expérience échappe à l’analyse, dans la mesure ou l’analyse ne permet pas d’en propose un équivalent, ni même d’en rendre compte dans toute son ampleur?
L’esthétique transcendentale de Kant uppose que l’objet réel – l’ojet en soi – Ne peut être connu. Nous le connaissons que comme phénomène, et ce phenomene est en fait une représentation de l’objet en soi qui nous échappe. Mais cette représentation c’est nous, notre esprit qui la produit: c’est une image à priori que nous avons pensée et que nous reconnaissons dans une expérience du monde que nous cherchons ainsi à maitriser. Nous ne pourrions donc avoir de rapport au monde que parce que nous avons construit une grille de référence abstraite; nous ne pourrions avoir d’expérience qu’après avoir défini a l’avance la forme idéale des phénomènes qu’il ne nous resterait plus qu’à reconnaitre.

Kant propose de réintégrer la thèse du plaisir sans intérêt dans l’expérience esthétique. Selon lui, dire qu’un plaisir est intéressé ne signifie pas qu’il satisfasse un intérêt égoïste, mais qu’il entretient une relation de désirer. Le plaisir que procure le fait de juger une action comme moralement satisfaisante est intéressé dans la mesure ou un tel jugement produit le désir de réaliser l’action en question. Il pose le jugement de gout comme seulement contemplatif et donc sans intérêt pratique; inutile en fait.

Kant et la beauté

Il tente de définir la beauté des objets utiles, mais se demande si le jugement esthétique concernant l’objet est vraiment possible. D’abord parce que la finalité d’un objet utile est double, ensuite car porter un jugement esthétique sur un objet utile pose la question de savoir s’il faut oublier la fonction de l’objet d’une part et si c’est possible d’autre art. Les finalités utilitaire et esthétique sont-elles séparables? Dans la « Critique de la faculté de juger » il explique qu’il est difficile de juger de la beauté d’un objet utilitaire car les performances de l’objet participent trop vite à l’appréciation esthétique. Il distingue donc les objets dont la finalité est prioritairement esthétique. Il faut se référer à « L’analytique du Beau », paragraphes 1 à 18:
– La satisfaction qui détermine le jugement de gout est indépendante de tout intérêt.
– La satisfaction relative à l’agréable est liée à un interet

– Le jugement de gout est totalement indépendant du concept de perfection
– De l’idéal de la Beauté

 
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Publié par le 15 septembre 2013 dans Kant

 

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Hutcheson

English: Thomas Hutcheson (1590-1641)

English: Thomas Hutcheson (1590-1641) (Photo credit: Wikipedia)

 

Il met en avant la notion de plaisir: la sensation, le beau, l’art sont des caractéristiques et des expressions de la liberté de notre pouvoir mental qui prend forme dans le plaisir de l’imagination.
La question morale et l’impératif cognitif ne se posent pas et les enjeux éthiques s’écroulent donc dans le hors sujet.

 

 
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Publié par le 15 septembre 2013 dans Hutcheson

 

Aristote

Platon Aristote

Platon Aristote (Photo credit: Wikipedia)

 

Aristote laisse entendre que l’art peut atteindre ou rendre compte d’une idée générale (par opposition à l’histoire qui ne retrace que des faits particuliers) et qu’on peut donc en tirer de nouvelles connaissances ou un enseignement d’ordre morale (poétique, chapitre 9).
En cela il s’oppose à Platon.

 

 
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Publié par le 15 septembre 2013 dans Aristote

 

Platon

Platon et la beauté

Il traite de la Beauté dans « Le Banquet » et « Pèdre », mais pas de celle de l’œuvre d’art.

Pour lui le beau et l’art sont dissociés. Il s’agit d’une des scissions du champ philosophique: La sensation n’est pas forcément celle de la beauté et la beauté n’est pas forcément une qualité de l’art.

Platon minimise les rapports entre l’art et le beau car il considère que l’art (en particulier quand il se fonde sur le mimesis/imitation) est anecdotique, sans intérêt du point de vue de la connaissance et donc douteux.

Il ne peut définir ce qui est beau tant les exemples sont divers. Son questionnement repose sur les causes. Il veut définir les critères du Beau, c’est à dire ce que le jugement intègre dans son appréciation. Platon distingue donc la notion de Bon, de Bien, de Beau et d’Agréable. Ces questions méritent encore aujourd’hui d’être questionnées même si elles paraissent anciennes. On hésite souvent à revendiquer la recherche du Beau, comme celle de l’agréable, craignant de négliger l’intéressant, consacré comme plus noble et plus pertinent par les enseignants (bien que cette tendance soit à nuancer).

 
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Publié par le 15 septembre 2013 dans Platon

 

Heidegger

Brush drawing of German philospher Martin Heid...

Brush drawing of German philospher Martin Heidegger, made by Herbert Wetterauer, after a photo by Fritz Eschen (Photo credit: Wikipedia)

 

Quand il fait référence à un temple grec, il s’agit d’une généralité conceptuelle: l’idée de ce que représente un temple grec, n’importe lequel. Un temple grec générique.

 

Cette évocation du temple est en contraste avec « Les souliers » de Van Gogh qui est une évocation plus spécifique, qu’il cite dans « L’origine de l’œuvre d’art » également, car cette peinture est plus proche dans le temps et le lecteur peut s’y référer spécifiquement. Il convient de faire attention à ne pas confondre la généralité de la référence explicite.

 

 
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Publié par le 15 septembre 2013 dans Lignes Intellectuelles des auteurs