RSS

Projet, vous avez dit projet?

20 Oct

Un nouveau projet vient de m’effleurer l’esprit lorsque j’ai ouvert un œil ce matin. Comme quoi il y a du bon à faire la grasse matinée parfois. Ou pas…

Le point de départ: Cela fait plusieurs jours que je réflexionne sur l’entrainement graphique que m’impose le concours. En effet, quitte à devoir produire, autant profiter pour tenter de commercialiser à nouveau ces productions. Logique non? Surtout si cela pouvait me dédouaner de mon travail alimentaire pour la Fnac et me permettre le beurre dans les épinards dont l’éternelle étudiante que je suis manque si cruellement.

Poursuivons. Le problème majeur de toute activité artistique est la médiatisation. Tous les artistes le savent: Pour vendre il faut être connu ( à défaut d’être reconnu). Pour être connu il faut exposer. Pour exposer il faut médiatiser. Mais il est compliqué d’être médiatisé sans être exposé. Ce maudit chien se mord encore la queue… Trouver des galeries d’exposition, de celles qui ont une chance de vendre vos œuvres par leur fichier est complexe. Ou alors elles coutent cher. Eh oui, il est temps de sortir du conte de fée. Les artistes payent pour exposer: le lieux, les frais de dossier, les assurances… Il n’y a que dans la fiction que les artistes sont pris en charge par des galeries bienveillantes ou des mécènes! Et quand vous trouvez cette galerie prête à avancer ces mêmes frais, s’occuper de la promotion avec les médias, prendre en charge le vernissage, c’est l’assurance d’y laisser entre 65 et 80% du produit des ventes à leur bénéfice. Bénéfice basé sur les œuvres produites par l’artiste, je le rappelle. Ça calme sur le mythe de la vie d’artiste bohème, non?

Ensuite, durant le CAFEL, j’avais été interpellée par les principes de réalité augmentée. Je m’étais beaucoup intéressé au sujet, persuadée que cela ouvrait considérablement le champ des possibles en éducation, mais pas seulement. Pouvoir transmettre de l’information pertinente en temps réel, c’est quand même une opportunité incroyable, non?

J’avais déjà contacté une association pour médiatiser mon travail. Rien d’artistique. Une association qui se bat au quotidien pour sauver des animaux de l’abandon et de l’euthanasie. Une parmi de nombreuses qui se bat bénévolement pour trouver des adoptants à ces êtres dont la lâcheté humaine et la bêtise mettent les jours en dangers. Des bénévoles qui font un boulot incroyable malgré les difficultés. Des utopistes qui persistent à penser que quelque chose est possible malgré les gifles qu’ils prennent chaque jours. La force de ces gens force mon respect. Je les ai donc contacté afin de leur proposer de réaliser une œuvre, certainement l’une de ces adorables petites bêtes passée sous l’encre de mon bic, et de la vendre aux enchères sur Facebook ou ils sont très présents. Ils semblent emballés par le projet et cela me permettra de me faire connaitre en tant qu’artiste bien sur, mais aussi en tant qu’engagée. Ce n’est jamais négligeable dans l’identité artistique. Ces derniers mots peuvent paraitre particulièrement cyniques, j’en ai conscience. Mais c’est pourtant une réalité. L’affect doit passer au second ordre pour qu’un projet fonctionne. Dans ce cas de figure tout le monde y gagne.

Enfin, je commençais à regarder les galeries, locales ou non, à reprendre contact avec celles avec qui j’avais déjà travaillé… Sans grande conviction car si cette forme de commercialisation avait fonctionné assez pour que je puisse ne vivre, je ne tiendrais certainement pas ce blog aujourd’hui. E tl’idée du temps perdu en contacts divers, en négociation de contrats ne me motive guère. L’idéal, encore et toujours, serait de pouvoir rendre ses oeuvres accessibles au plus grand nombre, décloisonner l’art, le rendre omniprésent au quotidien afin qu’il finisse par en faire parti intégrante, par s’y fondre et devienne une normalité. Un idéal artistique, un rêve, une utopie de plus? Peut-être pas. Car plutôt que d’enfermer les œuvres entre les quatre murs d’une galerie ou seuls les initiés et les privilégiés seront en possibilité de les apprécier (ou non) il y a une possibilité de les mettre à la vue de tous, d’en faire profiter tout le monde, de les rendre accessibles. Cette possibilité vient de la réalité augmentée justement. Un simple QR Code, un simple pictogramme et voici les œuvres à porté, mises en valeur dans un contexte choisi et bien réel. Mises en exergue par la proximité. Une superbe publicité pour moi que de voir mes œuvres tant dans les lieux publiques qu’au détour d’une ruelle ou à la terrasse d’un café. Un atout culturel pour les municipalités concernées qui peuvent se charger de relayer l’information et de la médiatiser. Pas de frais ou si peu. Pas de grosse difficulté technique. Pas de temps perdu en démarches inutiles. Et une notoriété certaine, ou en tout cas accrue. N’est-ce pas l’idéal? Et pour les acheteur me direz-vous? Eh bien le but du jeu est que si une œuvre vous plait, si vous voulez pouvoir continuer de la contempler, il vous faudra l’acquérir avant qu’un autre ne le fasse et décide de la garder dans son salon et ainsi de la soustraire à votre vue. (L’acquéreur peut toute fois décider de la laisser en place dans son lieu d’exposition public).

Voila, tant de blabla un dimanche matin pour ça. Je vous remercie d’avoir pris le temps de me lire et surtout, je serais ravie de recueillir vos commentaires et impressions. Alors surtout n’hésitez pas!

 

 
Poster un commentaire

Publié par le 20 octobre 2013 dans Tout venant

 

Étiquettes : , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :