RSS

Kant

15 Sep
From a painting of Immanuel Kant
From a painting of Immanuel Kant (Photo credit: Wikipedia)

Kant et l’expérience sensible

Il considère l’esthétique comme un exercice de la faculté de juger.

Dans la « Critique de la Raison Pure », il développe une « esthétique fondamentale » selon laquelle l’espace et le temps existent indépendamment de toute expérience sensible. Ils existent mais on ne peut pas les appréhender en tant que tels. Par contre les objets qu’ils contiennent nous apparaissent comme des phénomènes sensibles, c’est à dire des représentations. L’objet en soi ne peut être connu, ce que l’on en perçoit n’est qu’une image possible, située dans une configuration particulière d’espace – temps.
Mais cet objet ou situation, peut-il être expérimenté? Autrement dit, ce qui ne peut être clairement compris peut-il être quand même senti, perçu, testé? Dans la démarche métaphysique de Kant, rien n’est moins sur. Selon lui la métaphysique est la connaissance des objets dégagée de toute expérience , expérience qui ne servira que plus tard pour confirmer la validité d’un concept. Le concept ne s’applique pas à l’objet  lui même (puisqu’il reste inconnu) mais à sa représentation. C’est à dire l’objet comme phénomène sensible. Les objets se conforment donc à leur concept du moins dans l’expérience qu’on pourra en avoir.
Autrement dit:
1. Je conçois l’objet par la raison pure.
2. L’expérience montre que la représentation que j’ai de l’objet correspond à l’expérience que j’en fais.

Kant laisse ouverte la possibilité que quelque chose puisse échapper à son cadre conceptuel, entre autre qu’il reste de l’incontrôlable dans l’expérience subjective du réel. Pour lui l’expérience ne permet pas l’analyse. Mais peut-on tordre la proposition jusqu’à suggérer que l’expérience échappe à l’analyse, dans la mesure ou l’analyse ne permet pas d’en propose un équivalent, ni même d’en rendre compte dans toute son ampleur?
L’esthétique transcendentale de Kant uppose que l’objet réel – l’ojet en soi – Ne peut être connu. Nous le connaissons que comme phénomène, et ce phenomene est en fait une représentation de l’objet en soi qui nous échappe. Mais cette représentation c’est nous, notre esprit qui la produit: c’est une image à priori que nous avons pensée et que nous reconnaissons dans une expérience du monde que nous cherchons ainsi à maitriser. Nous ne pourrions donc avoir de rapport au monde que parce que nous avons construit une grille de référence abstraite; nous ne pourrions avoir d’expérience qu’après avoir défini a l’avance la forme idéale des phénomènes qu’il ne nous resterait plus qu’à reconnaitre.

Kant propose de réintégrer la thèse du plaisir sans intérêt dans l’expérience esthétique. Selon lui, dire qu’un plaisir est intéressé ne signifie pas qu’il satisfasse un intérêt égoïste, mais qu’il entretient une relation de désirer. Le plaisir que procure le fait de juger une action comme moralement satisfaisante est intéressé dans la mesure ou un tel jugement produit le désir de réaliser l’action en question. Il pose le jugement de gout comme seulement contemplatif et donc sans intérêt pratique; inutile en fait.

Kant et la beauté

Il tente de définir la beauté des objets utiles, mais se demande si le jugement esthétique concernant l’objet est vraiment possible. D’abord parce que la finalité d’un objet utile est double, ensuite car porter un jugement esthétique sur un objet utile pose la question de savoir s’il faut oublier la fonction de l’objet d’une part et si c’est possible d’autre art. Les finalités utilitaire et esthétique sont-elles séparables? Dans la « Critique de la faculté de juger » il explique qu’il est difficile de juger de la beauté d’un objet utilitaire car les performances de l’objet participent trop vite à l’appréciation esthétique. Il distingue donc les objets dont la finalité est prioritairement esthétique. Il faut se référer à « L’analytique du Beau », paragraphes 1 à 18:
– La satisfaction qui détermine le jugement de gout est indépendante de tout intérêt.
– La satisfaction relative à l’agréable est liée à un interet

– Le jugement de gout est totalement indépendant du concept de perfection
– De l’idéal de la Beauté

 
Poster un commentaire

Publié par le 15 septembre 2013 dans Kant

 

Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , ,

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :