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Nietzsche et l’art

27 Août

Dieu et la morale des esclaves

Dans Ainsi parlait Zarathoustra, le personnage principal annonce, de manière prophétique, un retournement complet des valeurs morales. Son but est de détruire toutes les illusions qui pourraient subsister après l’annonce de la mort de Dieu. En effet, l’ancienne culture et la morale reposaient sur l’idée de Dieu. Dieu mort, il faut réinventer une morale en rejetant la métaphysique dualiste, qui pose l’existence de deux mondes, un monde sensible (celui des hommes) et un monde supra-sensible (celui de Dieu et des âmes).

Morale et Puissance chez Nietzsche

Nietzsche ne rejette, ne détruit que pour construire, son mouvement est créateur. La nouvelle morale, celle qui doit accompagner le Surhomme dans ses conquêtes, est la VOLONTE DE PUISSANCE.  La nouvelle morale doit rendre possible les grandes choses, redonner à l’homme son potentiel à créer. Certains, que Nietzsche appelle les “derniers hommes“, croient que l’absence de Dieu conduit au nihilisme et à l’immoralité pure et simple. La mort de Dieu est donc ambivalente : elle porte en elle un immense espoir, celui d’un monde nouveau, mais aussi un risque, celui de voir les derniers hommes imposer un chaos.

 

La morale de Nietzsche ne se fonde ni :

– sur le matérialisme d’Epicure

– sur l’idéalisme de Platon

– le stoïcisme des sages grecs

– ni sur aucune des doctrines morales qui le précèdent.

Autrement dit, Nietzsche entend fonder une morale totalement inédite.

Le Surhomme doit mépriser la morale réactive, mépriser le bonheur, mépriser la raison, mépriser la vertu, mépriser la justice, mépriser la compassion

La morale de Nietzsche s’appuie sur la figure de Dionysos, Dieu de l’ivresse, sur la danse, la spontanéité, l’art, le jeu, l’enfance, la valorisation du corps et la création.

Plus qu’un liste de valeurs, Nietzsche dresse les qualités nécessaires au Surhomme, notamment l’immanence. En effet, la morale ne provient plus d’un au-delà, mais de l’homme lui-même.

A quoi ressemble une telle morale ? A un Gai savoir, un savoir animé par une volonté affirmative et créatrice, qui veut connaître le réel tel qu’il est, avec sa part de hasard, de mal, d’imprévisible, d’absurde. Et ce monde, à partir cette connaissance, peut alors être transformé :

J’aime ceux qui ne sont pas réduits à chercher au-delà des étoiles une raison de décliner […] mais qui au contraire se sacrifient à la terre“,

J’aime celui qui OEUVRE

 
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Publié par le 27 août 2013 dans Résumé de lectures

 

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